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Le couvent de Montpellier

La fondation du couvent des Carmes Déchaux de Montpellier s’inscrit dans le vaste mouvement de réforme interne du Carmel lancé par Sainte Thérèse d’Avila (1562).

Elle a lieu en 1663, alors que la capitale languedocienne panse ses plaies consécutives aux Guerres de Religion (1560-1563) et au grand siège de 1623 qui s’achève avec la chute de la place forte protestante. L’évêque de Montpellier accueille les premiers frères, venus d’Avignon, et les associe à sa grande œuvre de pacification religieuse à travers la reconquête des cœurs. Il rattache à leur établissement trois orientations apostoliques que la Communauté de Montpellier s’efforcera d’honorer par delà les siècles : prédication et administration des sacrements ; vie d’oraison et prière d’intercession ; visite aux malades.

Chassés en 1792 puis revenus en France à partir de 1839, les Carmes Déchaux restaurent leur maison de Montpellier en 1853 dans un ancien couvent de religieux augustins. En 1956, trop à l’étroit, les frères ont l’occasion de racheter à leurs sœurs carmélites leur ancien monastère de la rue Moquin-Tandon, dont elles ont été expulsées en 1901. Revenues à Montpellier entre temps, les Carmélites ont préféré construire un nouveau monastère dans le quartier de l’Aiguelongue. Depuis 1905, elles louaient les locaux de leur ancien monastère à une congrégation enseignante chargée d’un établissement pour jeunes filles : le pensionnat des Chartreusines. C’est là que se transportent les frères Carmes, le 14 septembre 1956, après la vente du couvent des Augustins aux Dominicains de Montpellier.

De 1901 à 1920, les frères ont vécu exilés en Espagne, à la suite des lois anticongréganistes. En 1981, leur couvent de Montpellier est devenu lieu de formation pour les novices et postulants de la Province d’Avignon-Aquitaine.

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